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Communiqué au soir du premier tour de l'élection présidentielle

Le résultat d’Eva Joly prolonge l’étiage du vote écologiste à l’élection présidentielle amorcé en 2007 et, d’une certaine manière, dès 1995.

La responsabilité principale n’en incombe que partiellement à la candidate : à aucun moment, les défis écologiques du XXIe siècle n'ont été placés au cœur du débat, à aucun moment les difficultés financières et économiques de l’Europe n’ont été reliées aux difficultés d’approvisionnement en énergie, à aucun moment la menace du réchauffement climatique, le décalage entre les ressources disponibles et la croissance démographique, la faiblesse des stock alimentaires ou l’effondrement de la biodiversité n’ont trouvé leur juste place dans le discours. En raison de cette absence, une partie de l’électorat n’a pas vu d’écologiste dans cette élection.

Les écologistes doivent affirmer leur identité, apprendre à ne pas être des supplétifs mais des partenaires respectés.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a défini des conditions en termes de projet pour un éventuel soutien à un candidat de second tour. L’électorat écologiste ne répond pas aux consignes de vote : il votera pour celui qui lui donne de bonnes raisons de le faire.

En conséquence, nous proposons à nos partenaires d’Europe Ecologie-Les Verts de préciser ensemble et dans les meilleurs délais les moyens de donner un nouveau souffle à l’écologie politique et de rassembler nos concitoyens autour de l’urgence écologique.

Antoine Waechter le 31 Mars 2012 dans les Pyrénées

Interview d'Antoine Waechter, conseiller régional d'Alsace, président du Mouvement Ecologiste Indépendant, et soutien de la candidature d'Eva Joly à l'élection Présidentielle 2012, dans le cadre de sa venue dans les Hautes-Pyrénées. Par H'Py Tv, la webtv des Hautes-Pyrénées et la rédaction du site www.pyreneesinfo.fr

http://www.pyreneesinfotarbes.fr

 


Présidentielle Antoine Waechter, soutien Eva... par pyreneesinfotv

Civilisations

Rien à ajouter.

Source : Le Coq des Bruyères

A propos du PIB

Le PIB est un agrégat de plus en plus contesté comme la notion de croissance, et l'ONU a proposé d'autres instruments de mesure comme l'IDH : Indice de Développement Humain beaucoup plus proche de la réalité socio-économique et des différences de développement économique existant dans le monde donc plus pertinent quant à la possibilité de faire des comparaisons. Et il y en a d'autres comme l’IPH ou encore incluant les paramètres Hommes-Femmes, comme l’IDSH

Oui, l'IDH est un instrument de mesure du développement utilisé depuis longtemps par les sociologues, géographes, statisticiens et autres chercheurs .C'est une bonne idée d'envisager de l'intégrer pour la part sociale, mais il n'introduirait pas les coûts environnementaux dans le PIB.

Il existe une démarche "écologique' au sein de l'union européenne, et suivie par la France et d'autres pays avec les indicateurs « phares » présentés ci-dessous, à titre expérimental et pédagogique, voire démagogique.

Nous demandons  que dans le cadre d’un débat public cela aille au-delà, dans un premier temps au cours des campagnes présidentielles et législatives, et dans un deuxième temps au niveau de l’assemblée nationale et des collectivités locales.

C'est à dire que le PIB soit réellement remis en cause durant la campagne des présidentielles. Cela sera aussi une de nos exigences au cours de la campagne des législatives. Pourquoi ? Le PIB fait le jeu d'une approche uniquement productiviste du capital et de l'entreprise, qui s’est accentuée avec la mondialisation et l’emprise financière. C’est pourquoi, il est urgent qu'il soit remplacé par ces agrégats qui prennent en compte le social et l’environnemental, qui sont à présent les parents-pauvres du système, et ce plus particulièrement depuis les années 1970-1980.
 
Voici à présent  les indicateurs « phares » de développement durable qui font partie de la stratégie de l’Union européenne, révisée en 2006 et sur laquelle la France s’est alignée. Elle met en exergue une sélection de 11 indicateurs « clés », présentés ci-dessous :

  1. Taux de croissance du PIB par habitant
  2. Émissions totales de gaz à effet de serre
  3. Part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’énergie
  4. Consommation d’énergie des transports et PIB Productivité des ressources
  5. Indice d’abondance des populations d’oiseaux communs
  6. Prises de poissons en dehors des limites biologiques de sécurité
  7. Espérance de vie en bonne santé
  8. Taux de risque de pauvreté après transferts sociaux
  9. Taux d’emploi des travailleurs âgés (55-64 ans)
  10. Aide publique au développement

source : L’économie française, édition 2008
 
A cela pourrait s’ajouter des agrégats concernant l'environnement et développés par l'Université de Yale et Columbia dans une optique d'aide à la prise de décision, comme :

  • EPI : Indice de Performance Environnementale pour évaluer la politique environnementale d'un pays
  • ESI : Indice de Durabilité Environnementale, sorte de baromètre de la trajectoire à Long Terme d'un pays en matière d'environnement et qui traduit le passé, le présent et le futur environnemental d'un pays.

Il faudrait aussi aller vers une comptabilité nationale environnementale intégrée, qui existe déjà mais également à titre expérimental et pédagogique…

Une direction renouvellée

Le Conseil National des Ecologistes (MEI), réunit à Paris les 26 et 27 novembre, a partiellement renouvelé sa direction, après l’assemblée générale qui a vu la réélection d’Antoine Waechter à la présidence du Mouvement.

Jacques Lançon, adjoint au maire de Lons Le Saunier, a été reconduit dans ses fonctions de secrétaire national. Francine Herbaut Dauptain, conseillère régionale du Nord - Pas de Calais, a été élue première vice-présidente.

Président : Antoine Waechter, conseiller régional d’Alsace, adjoint au maire de Fulleren
1ere vice-présidente : Francine Herbaut Dauptain, conseillère régionale du Nord - Pas de Calais
Vice président en charge de l’environnement et du territoire : Albert Danjau (Midi Pyrénées)
Vice président en charge des questions économiques : Laurent Boitelle (Alsace)
Vice-président en charge des affaires sociales : Michel Hecquet, conseiller régional du Nord - Pas de Calais
Vice président en charge des questions de société : Fabien Niezgoda (Lorraine)
Vice-présidente en charge des questions internationales : Françoise Werkmann (Strasbourg)

Secrétaire national : Jacques Lançon, adjoint au maire de Lons Le Saunier
Trésorier national : Emmanuel Pruvost (Ile de France)
Secrétaire national adjoint en charge de la communication : Jean-Marc Ferrari (Aquitaine)
Secrétaire national adjoint en charge des adhérents : Jean Bitterlin (Alsace)

Fabien Niezgoda est en charge des élections.
Laurent Boitelle est en charge des relations presse.

Ni droite, ni gauche, ni mox

Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, n'auront servi à rien ?
Le danger des installations nucléaires, même celles qui sont présentées comme ultra-modernes, n'est plus à prouver, c'est une triste réalité.

Petit à petit toutes les nations européennes prennent le chemin de la fin du nucléaire. Sauf la France, qui se vante toujours d'être une nation éclairée en avance sur toutes les autres. En la matière, le premier de la classe autoproclamé, n'a pas un triple A, mais un triple zéro.
Jamais le peuple n'a été consulté sur cette question depuis que cette industrie a été mise en place, tout cela pour garantir les rentes financières juteuses de certains, sous le prétexte fallacieux de l'indépendance énergétique. Indépendance de qui d'ailleurs ? Certainement pas des usagers et citoyens !


Le nucléaire c'est le contraire de la démocratie et de la république : le pouvoir et les dividendes pour quelques uns, le risque pour tout le monde.

La forte prise de conscience actuelle de notre opinion publique et l'opportunité d'une alternance en 2012, on fait naître l'espoir de pouvoir changer le mode de consommation et le mode de production d'énergie dans notre pays. La sortie progressive du nucléaire est possible sans perdre d'emploi, c'est une évidence partagée par tous les spécialistes (sauf ceux qui sont rémunérés par ceux qui ne veulent pas de cette évolution). Les énergies renouvelables sont un enjeu de recherche, de développement et de réalisation locale et nous avons le potentiel pour réussir cette transition nécessaire.

Au lieu de cela, le parti socialiste, sous la pression des lobbies de l'énergie, et l'influence de l'UMP productiviste et fanatique du tout nucléaire, retire la parole donnée lors de sa négociation de mandature avec EELV : c'est le retour en force du MOX, ce combustible nucléaire extrêmement dangereux, produit en France, à partir de déchets (mix de plutonium et d'uranium).

Le MEI, reste fidèle aux idéaux qui ont fait naitre l’Écologie Politique en France, dans le sillage de Réné Dumont, et est plus que jamais opposé à la dépendance énergétique du nucléaire impératif de l'actuel gouvernement.

Le MEI appelle, le parti socialiste et ses alliés à trouver un terrain d'entente sur la question de la sortie du nucléaire, de manière franche et honnête, afin de ne pas mentir aux électeurs écologistes qui souhaitent ardemment un changement des politiques actuelles.

L'énergie renouvellable ne suffira pas à remplacer le nucléaire. Nous souhaitons donc la consultation par référendum du peuple français afin que le choix énergétique qui impose une réduction sensible de la consommation d'électricité soit réellement collectif. Cet engagement pour assurer notre sécurité ne peut être le résultat d'une transaction électorale.

Crise : derrière les dettes financières, la dette écologique

Faute de considérer que nous sommes entrés dans la civilisation de l’après croissance, en l’absence de décisions et choix politiques lucides, il n’y aura à terme d’autre d’alternative que des soulèvements populaires de plus en plus violents parce que ni la City ni Wall Street, pour ne citer qu’eux, ne sont prêt à accepter le moindre contrôle étatique ou démocratique susceptible de réduire leurs profits spéculatifs.

Refus de tout encadrement des marchés, refus de toute mesure susceptible d’entraver la spéculation (taxe Tobin ou autre), refus de toucher aux paradis fiscaux, refus en Europe d’abroger les dispositions qui interdisent aux Etats d’emprunter directement auprès de la Banque centrale européenne (BCE) et celles des Etats membres…

Est-il normal que les taux d’intérêts fixées par la BCE soit, par exemple, de 1,25 % pour alimenter en liquidité les banques privées qui se prêtent entre elles sur le marché interbancaire, Alors que les états sont obligés d’emprunter sur les marchés financiers à ces mêmes banques à des taux très supérieurs fixés d’après les avis émis par les agences de notation ?

Par ailleurs, ce ne sont pas les sempiternels effets d’annonce à chaque G20, non suivis d’effets qui vont ébranler le système.

Mais au fond, quand on y regarde de plus près, les dettes financières ne sont-elles rien d’autre que des bouts de papier correspondant trop souvent à de la monnaie inflationniste spéculative créée abusivement par les banques. Ne perdent de l’argent que ceux qui en avaient un peu trop, puisqu’ils ont eu les moyens de prêter aux autres par le biais de placements boursiers, grâce auxquels ils ont généralement beaucoup gagné en spéculant. Un Etat peut toujours refuser de rendre l’argent à l’oligarchie financière qui a ainsi vécu au détriment des peuples. Bien plus grave est la dette écologique.

Sept milliards de Terriens, faut-il s’en réjouir ?

La population humaine vient de dépasser les sept milliards de Terriens. Elle a plus que triplé en moins d’un siècle, selon une trajectoire prévisible et d’apparence inéluctable.

Cette croissance menace d’emporter la dignité humaine, de noyer l’individu dans la grande fourmilière et de se briser tragiquement sur le mur des pénuries.

La pression sur les ressources de la planète est indissociable de notre nombre. Depuis l’avènement de l’agriculture, cette expansion est régulièrement saignée par des famines, des épidémies et des guerres. Cette trilogie est toujours à l’œuvre dans une partie du Monde. Il faut en sortir.

Nul besoin de contrainte pour que la population humaine se stabilise. L’émancipation de la femme, la scolarisation et une assurance vieillesse sont les moyens de la régulation. Et, dans les contrées du Monde qui ont atteint ce niveau de développement, il faut cesser de voir dans l’accroissement démographique la solution aux problèmes d’aujourd’hui (puissance nationale, financement des retraites…) pour anticiper les difficultés à venir.

 

 

Antoine Waechter réélu Président des Ecologistes (MEI)

 

Antoine Waechter a été réélu pour deux ans à la présidence des Ecologistes (MEI) dès le premier tour avec 55,4 % des suffrages face à trois autres candidats.

Engagée dans une ambiance houleuse créée par quelques opposants à l’accord avec Europe Ecologie Les Verts, les orientations du président sortant et du secrétaire national (Jacques Lançon) ont été approuvées, après deux heures de débat, respectivement par 59,3 % et 59,9 % des voix (241 suffrages exprimés).

Ces votes sont conformes au référendum interne de validation de l’accord, qui avait obtenu, quinze jours plutôt, 60 % de oui, 39 % de non et 1 % d’abstention.

 

 

L’élection à la présidence a donné les résultats suivants :

Antoine Waechter 55,4 %
Jacques Maret 20,0 %
Patrice Miran 18,8 %
Jean Brière 5,8 %

Une partie des partisans de Jacques Maret et de Jean Brière ayant quitté la salle à l’issu de cette élection, les débats se sont poursuivis de manière plus apaisée.

La motion d’orientation, qui constitue la feuille de route du Mouvement pour la période 2012 et 2013, a été adoptée à l’unanimité moins une abstention.

 

Accident industriel ou accident nucléaire?

La politique d’omerta pratiquée par les responsables nucléaires et couvert par les autorités judiciaires comme le prouve l’affaire Pellerin a abouti à décrédibiliser toutes les explications officielles lors d’un incident ou accident quelque soit sa gravité.

A Codolet, près de Marcoule, l’installation nucléaire Contrato qui recycle des déchets nucléaire de faible ou très faible activité a été le théâtre d’un accident industriel à conséquences nucléaires possibles puisque des éléments radioactifs peuvent avoir été rejeté en dehors du site.

Actuellement ce qui est certain, c’est qu’un homme est mort et trois sont blessés. Ce qui frappe ce sont les imprécisions des explications. Ce que nous devons savoir c’est quels déchets apparemment métalliques étaient fondus ? Étaient-ils contaminés par des radioéléments alpha émetteurs ou non On nous parle de déflagration, subtilité, il ne s’agit évidemment pas d’une explosion mettant en cause des explosifs brisants. Alors rejets ou pas et de quels radioéléments ?

Attendons les explications.

Cet accident ayant entrainé la mort d’un homme occupe l’actualité à égalité avec l’effondrement des bourses françaises. On peut craindre que l’effondrement du secteur bancaire français risque d’avoir beaucoup plus de conséquences sur le long terme que cet « accident industriel ».

 


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